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Eric Andrieu "Je veux rassembler"
Par Blog Ericandrieu dans Opinions le 21 Septembre 2009 à 23:13Interview parue dans le Midi Libre du 21 septembre
Qu'est-ce qui vous motive dans ce combat ?
C'est la conviction que pour maintenir la région à gauche, il faut être rassemblés. Je ne suis pas positionné contre quelque chose, mais pour la gauche et ses valeurs.
Pourquoi ce changement vis-à-vis de Frêche ?
Je n'ai pas totalement changé d'avis. Je dis qu'il y a un scénario avec Georges Frêche mais il n'est pas exclusif.
Il n'est même plus prioritaire semble-t-il ?
Si ! Pour moi il l'est encore. Je ne suis ni pro ni anti-Frêche.
L'option Frêche divise la gauche ?
Oui, en l'état actuel, Georges Frêche sans la gauche rassemblée ne permet pas de gagner la région. Doncil faut qu'il entende l'existence des partenaires et que ces derniers entendent ce qu'il serait possible de faire avec lui. C'est ce que j'aurai demain à résoudre si je suis désigné. Je veux rassembler
...Êtes-vous instrumentalisé par Aubry ?
Je ne suis pas dupe de la situation. Il y a des pro et des anti-Frêche. Pour moi, la seule question, c'est comment maintenir la région à gauche. Quant à Martine Aubry, ce qu'elle a dit est simple : élisons le premier socialiste et ensuite on choisira ensemble le meilleur scénario.
Mais pour Mesquida et Vezinhet, être premier socialiste égale être tête de liste...
Oui, car ils considèrent le scénario Frêche fermé. Moi je dis : si c'est possible avec Frêche on y va, sinon on prendra nos responsabilités. Et je les assumerai.
Entre Andrieu et Frêche, où est le problème ?
Il paraît que j'aurais été associé à un complot pour renverser Frêche au moment de l'affaire des "blacks", ce que je démens. Mais depuis, on n'arrive pas à surmonter cela et je suis un traître... Si être un traître c'est n'avoir pas été un béni-oui-oui, OK ! Je ne suis pas acheté.
Certains le seraient ?
Je ne sais pas, mais moi je ne lui dois rien. Sinon d'avoir participé à une campagne de 2004 extraordinaire et d'avoir bien travaillé au conseil régional pendant un temps...
Ces primaires déguisées, c'est très risqué ?
Le risque, dans un contexte aussi complexe, aurait été de ne proposer qu'un candidat.
J'ai demandé au national qu'il y ait les moyens de contrôler les votes par respect des militants.
Avec Codorniou, y aura-t-il un gentlemen agreement ?
Oui ! Si je suis élu, je ferai le travail jusqu'au bout. Sinon, j'appellerai les militants à reporter leur énergie sur l'élu. Je ne me désolidariserai pas du parti et je ferai mon boulot pour gagner l'élection. Car je suis légitimiste.
On constate que vous sautez sur toutes les élections...
Non, mon parcours le prouve. J'indiquerai qu'en 2004, Marcel Rainaud voulait me garder au chaud dans l'Aude pour devenir un jour son successeur. J'ai préféré me mettre au service du parti dans cette élection.
Je ne choisis pas le confort. J'ai 49 ans et j'ai besoin de vivre en harmonie avec ma conscience.
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Tags : freche, gauche, moi, region, scenario
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